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  • Festivals | Lola

    Festivals lisztiens Liszt en festivals dans le monde Festivals, rencontres et académies autour de Franz Liszt Près d'un siècle et demi après sa disparition, Franz Liszt continue de réunir musiciens, musicologues et mélomanes à travers le monde. De son village natal de Raiding à Budapest, de Weimar à Châteauroux, de l'Italie aux États-Unis, festivals, rencontres, académies et concours entretiennent la présence de son œuvre et permettent de la redécouvrir sous des éclairages toujours renouvelés. Certains de ces festivals sont entièrement consacrés à Liszt. D'autres élargissent leur programmation à ses contemporains, à ses héritiers ou aux multiples courants artistiques qu'il a contribué à faire naître. D'autres encore associent concerts, conférences, masterclasses et travaux musicologiques. Cette page n'est pas un agenda et ne prétend pas recenser toutes les manifestations où la musique de Liszt est jouée. Elle souhaite plutôt dresser progressivement un inventaire des rendez-vous réguliers qui, dans le monde, contribuent particulièrement à faire vivre et connaître l'héritage lisztien. LES GRANDS RENDEZ-VOUS LISZTIENS EN EUROPE Raiding — Liszt Festival Quoi de plus symbolique que d'écouter Liszt là où tout commença ? Raiding, aujourd'hui en Autriche, est le village natal de Franz Liszt à l'époque appelé Doborjan et était situé en Hongrie. À quelques pas de sa maison natale, le Liszt Zentrum accueille chaque année un festival réunissant pianistes, orchestres et ensembles internationaux. Le festival constitue aujourd'hui l'un des principaux rendez-vous lisztiens européens. Pour découvrir le Liszt Festival Raiding : Cliquer ici → Voir également sur notre site : Musées, maisons et collections Franz Liszt dans le monde Châteauroux — Les Lisztomanias Créées en 2002, les Lisztomanias occupent une place singulière parmi les festivals consacrés à Franz Liszt. Concerts, conférences, rencontres, concerts littéraires, académies et masterclasses permettent d'aborder Liszt non seulement comme compositeur et pianiste, mais aussi à travers son époque, ses contemporains, ses engagements et son héritage. Le choix de Châteauroux et du Berry fait également écho aux liens de Liszt avec George Sand et Nohant. Pour découvrir les Lisztomanias : Cliquer ici Provence — Liszt en Provence Créé à la fin des années 1990, le plus ancien festival Liszt en France, Liszt en Provence associe récitals de piano, musique de chambre et conférences dans le cadre provençal du Domaine Saint-Estève à Uchaux et dans différents lieux de la région. Liszt reste le fil conducteur d'une programmation qui dialogue volontiers avec Bach, Beethoven, Chopin, Wagner, Ravel, Rachmaninov et d'autres compositeurs. Pour découvrir Liszt en Provence : Cliquer ici Budapest — Liszt Fest International Cultural Festival Créé à Budapest en 2021, à l'occasion du 210e anniversaire de la naissance de Franz Liszt, le Liszt Fest revendique l'esprit d'ouverture et de curiosité du compositeur. Sa programmation dépasse volontairement le seul répertoire lisztien : musique classique et contemporaine, jazz, danse, littérature et arts visuels s'y rencontrent dans différents lieux culturels de Budapest. Une conception très actuelle de l'héritage de Liszt, artiste européen ouvert à toutes les formes de création. Pour découvrir le Liszt Fest de Budapest : Cliquer ici Grottammare — Festival Liszt La ville italienne de Grottammare accueille depuis plus de vingt ans un festival consacré à Franz Liszt. Récitals et concerts permettent notamment d'explorer le Liszt virtuose, ses œuvres et l'univers musical qui l'entoure. Pour découvrir le Festival Liszt de Grottammare : Cliquer ici LES FESTIVALS LISZTIENS EN AMÉRIQUE American Liszt Society Festival L'American Liszt Society organise chaque année un festival — ou conférence-festival — consacré à Franz Liszt. Sa particularité est d'être itinérant : les différentes éditions sont accueillies par des universités, bibliothèques, sections locales de l'American Liszt Society ou institutions musicales, principalement aux États-Unis et au Canada. Concerts, récitals, conférences, masterclasses et rencontres scientifiques permettent de réunir interprètes, chercheurs, étudiants et amateurs autour d'un thème différent chaque année. L'American Liszt Society a également organisé des manifestations internationales en Europe, en Amérique du Sud et en Asie. Pour découvrir l'American Liszt Society Festival : Cliquer ici ACADÉMIES ET RENCONTRES LISZTIENNES Schillingsfürst — Liszt-Akademie Schillingsfürst ville située en Allemagne entretient un lien particulier avec la mémoire de Liszt et de la famille Hohenlohe-Schillingsfürst. La Liszt-Akademie y associe transmission, interprétation et approfondissement de l'univers lisztien. Pour découvrir la Liszt-Akademie de Schillingsfürst : Cliquer ici Weimar — Manifestations et rencontres Liszt Weimar demeure naturellement l'un des grands centres de la vie lisztienne internationale. Festivals, biennales, concerts, rencontres scientifiques et manifestations organisées autour de la Liszt-Haus, de la Hochschule für Musik Franz Liszt et des collections de la Klassik Stiftung perpétuent le rôle que la ville joua dans la vie et la carrière du compositeur. Pour découvrir les manifestations lisztiennes de Weimar : Cliquer ici FESTIVALS AMIS A TENEUR LISZTIENNE ET AUTRES RENDEZ-VOUS Tous les festivals présentés ici ne sont pas exclusivement consacrés à Franz Liszt. Certains lui accordent cependant une place régulière ou entretiennent des liens particuliers avec le monde lisztien. Festival Mélusine — Bourgogne Organisé à la Commanderie du Saulce, à Escolives-Sainte-Camille, le Festival Mélusine propose musique de chambre et récitals dans un cadre patrimonial remarquable. Franz Liszt et le répertoire romantique y occupent régulièrement une place importante, son directeur artistique et fondateur a été dans don jeune âge le seul élève de Cziffra il est également lauréat de la Fondation Cziffra Pour découvrir le Festival Mélusine : Cliquer ici Vilnius Piano Festival (Lituanie) Le Vilnius Piano Festival rassemble des pianistes internationaux autour du grand répertoire pour piano. Liszt y trouve naturellement sa place, aux côtés des autres grandes figures de la littérature pianistique. Pour découvrir le Vilnius Piano Festival : Cliquer ici UN INVENTAIRE OUVERT SUR LE MONDE Cet inventaire est nécessairement évolutif. Certains festivals naissent, d'autres disparaissent ou deviennent biennaux ; certaines manifestations changent de nom ou de ville. De nouveaux rendez-vous consacrés à Liszt apparaissent régulièrement dans le monde. Nous souhaitons donc enrichir progressivement cette cartographie des festivals, académies et rencontres qui contribuent à faire vivre son œuvre. Vous connaissez un festival ou une manifestation régulière consacrée à Franz Liszt qui ne figure pas encore dans cet inventaire ? N'hésitez pas à nous la signaler. Cliquez ici Festival Liszt à Budapest Revenir à la page connaître Liszt Cliquer ici

  • Philippe André | Lola

    Philippe André Philippe André psychiatre, psychanalyste, écrivain, musicien passionné d'art et de poésie connu et apprécié de beaucoup d’entre nous pour ses publications et conférences. Voir sa contribution dans la rubrique "aimez-vous Liszt" Cliquez ici A travers son érudition musicale, littéraire et picturale, il nous montre un Liszt qui toute sa vie n’a cessé d’être un visionnaire dans ses compositions, enrichissant par là-même notre propre vision de ses œuvres. Madame Auguste Boissier, à propos de Liszt et de son jeu, écrit ceci en 1832 (Liszt n’a alors que 21 ans) : "Liszt visionnaire, du berceau jusqu'à la tombe", par Philippe André " Pour peindre ainsi, il faut avoir beaucoup vu et beaucoup senti, aussi Liszt recherche-t-il avidement toutes les émotions. Il se collette pour ainsi dire, avec la nature souffrante, il épie le langage de toutes les douleurs. Il visite les hôpitaux, les maisons de jeux, les établissements de fous. – Il descend dans les cachots, il a vu même des condamnés à mort ! Peindre, voir, visiter, épier... Ces mots pointent toute l’importance de la vision, au sens physiologique du terme, dans le mode d’être du jeune Liszt mais aussi – comment notre psyché pourrait-elle séparer existence et musique ? - dans son jeu de pianiste. Et il ne pourra en être autrement quant à sa façon de composer …" Pour lire la suite de l'article Cliquez ici

  • Introduction | Lola

    Biographie : les grandes étapes de la vie de Franz Liszt Extraits d'un portrait biographique et musical « Franz Liszt, l’ artiste roi » aux Editions Marinières réalisé par par Paul Hubert des Mesnards Biographie de Paul Hubert des Mesnards, cliquez ici Six étapes particulières 1 - L’ enfant prodige 1819-1827, le nouveau Mozart Liszt quitte sa Hongrie natale, élève de Czerny et de Salieri, il entreprend sa première tournée européenne accompagné de son père qui meurt. Liszt à 16 ans assume l’ entretien de sa mère en donnant des leçons de piano à Paris. Pour en savoir plu s cliquez ici 2 - Vers la vie adulte 1828-1840 Liszt rencontre tous les grands artistes de son époque et entretient une liaison avec la comtesse Marie d’ Agoult . Ils démarrent les Années de pèlerinage en Suisse et en Italie. Naissance de 3 enfants. Pour en savoir plus cliquez ici 3 - Le virtuose flamboyant, la Glanzperiod 1840-1847 Succès phénoménal dans toute l’ Europe, la lisztomania. Ayant rompu avec Marie d Agoult, il rencontre la princesse Carolyne de Sayn-Wittgenstein en 1847 avec qui il va s’ installer à Weimar. Pour en savoir plus cliquez ici 4 - Le Maître de chapelle à Weimar 1848-1861 Il arrête ses activités de pianiste virtuose pour devenir un grand compositeur et ne cesse d’ être être un généreux promoteur des œuvres des autres musiciens ( Berlioz , Schumann, Wagner etc) Pour en savoir plus cliquez ici 5 - Période romano vaticane 1862-1868 Après la foule et la cour à Weimar, voici maintenant l’ Église. Liszt veut reformer la musique d’ Église. Il devient « l’ abbé Liszt » en 1865. Séjour à la villa d’ Este Pour en savoir plus cliquez ici 6 - Vie trifurquée entre Rome, Budapest et Weimar 1869-1886 Belle activité de pédagogue, inventeur des master class, Liszt ne se fait jamais payer de ses leçons. Il apporte à chaque ville sa contribution de grand musicien. Il décède le 31 juillet 1886 à Bayreuth lors du festival chez sa fille Cosima qui avait épousé Richard Wagner. Pour en savoir plus cliquez ici Pour écouter Paul Hubert des Mesnards à propos de Liszt sur Fréquence Protestante Les neuf vie de Franz Liszt Cliquez ici Le processus de recréation Cliquez ici Bibliographie Gut, Serge, Liszt , Éditions de Fallois/L’Âge d’Homme, 1989. Walker, Alan, Franz Liszt, 2 tomes, Paris, Fayard, 1989. Pourtalès, Guy de , La Vie de Franz Liszt , première édition Gallimard en 1925 Rostand Claude, Liszt , éditions du Seuil, collection Solfèges, 1960 Jean Yves Clement , Franz Liszt Actes Sud Classica 2011 Stricker, Rémy , Franz Liszt, les Ténèbres de la gloire, Paris, Gallimard, 1993. Huré, Pierre-Antoine Claude Knepper, Liszt en son temps, Paris Hachette Littératures1987. Burger Ernst, Franz Liszt. Chronique en images et en documents , Paris, Fayard 1988 Walker, Alan, La Mort de Franz Liszt, d’après le journal inédit de son élève Lina Schmalhausen, Paris, Buchet-Chastel. Retour à la page d'accueil Cliquer ici

  • Citoyen du monde | Lola

    Liszt, le voyageur cosmopolite citoyen du monde Le voyage une source d'inspiration Franz Liszt ne cessa de parcourir l’Europe dès son enfance. Il eut de nombreux points d’ancrage, sans jamais se soucier d’être propriétaire, sauf lorsqu’il envisagea d’acquérir sa maison natale de Raiding, à la frontière austro-hongroise ; mais, velléitaire, il ne donna pas suite. Il n’eut donc que des ports d’attache temporaires : Paris, Weimar, Rome, Budapest. Il se vivait comme le « Zigeuner » de la Hongrie. En vieillissant, il séjourna de plus en plus souvent en Hongrie, se « magyarisant » davantage. Pour citer Serge Gut Liszt : « Il restera le tzigane, c’est-à-dire l’homme de partout et de nulle part, le sans-patrie éternellement errant. » Voyageur polyglotte, Liszt avait le français pour première langue, celle dans laquelle il aimait écrire. Il parlait couramment l’allemand, sa langue maternelle, et possédait un bon niveau d’italien. Il lisait et s’exprimait également en anglais. Il avait acquis quelques bonnes notions de russe auprès de la princesse Carolyne et connaissait, bien sûr, quelques mots de hongrois, langue de son pays natal. Il fut une éponge des différentes cultures, n’en méprisa aucune ; au contraire, il n’eut de cesse de les approfondir et de les assimiler pour devenir un personnage transnational, un Européen avant l’heure. Cette approche culturelle, intrinsèque au personnage, a nourri toute sa musique. Voici ce qu’il écrivit en 1842 dans la préface de l’Album d’un voyageur : « Ayant parcouru en ces derniers temps bien des pays nouveaux, bien des sites divers, bien des lieux consacrés par l’histoire et la poésie ; ayant senti que les aspects variés de la nature et les scènes qui s’y rattachent ne passaient pas devant les yeux comme de vagues images, mais qu’elles remuaient dans mon âme des émotions ; qu’il s’établissait entre elles et moi une relation vague mais immédiate, un rapport indéfini mais réel, une communication inexplicable mais certaine, j’ai essayé de rendre en musique quelques-unes de mes sensations les plus fortes, de mes plus vives perceptions. » Le plus grand musicien voyageur du XIXᵉ siècle, Liszt recueille des informations dans tous les domaines, devient un musicographe et agit presque comme un ethnologue. Il organise soigneusement ses déplacements et se fait même fabriquer un petit piano de voyage qu’il peut emporter avec lui. Lui-même suscite les voyages des autres, puisqu’on viendra du monde entier pour l’écouter et profiter de ses leçons. Enfin, n’oublions pas qu’il voyage dans le présent, mais aussi dans le passé, tant il s’intéresse aux cultures anciennes, en art comme en littérature. En musique, son intérêt va des chants grégoriens et de la Renaissance jusqu’aux œuvres des grands compositeurs récemment disparus, comme Beethoven et Schubert. Liszt, l’infatigable nomade Liszt quitte son petit village natal, Raiding, en Hongrie — à l’époque sous hégémonie de l’Empire austro-hongrois — pour parfaire ses talents de pianiste. Il s’installe d’abord à Vienne en 1822, à l’âge de onze ans, où il suit les cours de Czerny et de Salieri. L’année suivante, son père l’arrache aux leçons de Czerny, au grand regret de ce dernier, pour se rendre à Paris en passant par l’Allemagne, avec de nombreux concerts à chaque étape. En 1824, il donne un concert triomphal à Paris, puis part en tournée en province, en Angleterre et en Suisse. En 1833 a lieu sa rencontre avec Marie d’Agoult, puis la fuite en Suisse en 1835, où le couple se réfugie d’abord à Bâle puis à Genève. Ce séjour est la source d’inspiration de son cycle Album d’un voyageur, qui deviendra, remanié, les Années de pèlerinage I. Les paysages ont véritablement inspiré le compositeur. Après un retour à Paris, en 1837, ils repartent pour une autre destination à la mode : l’Italie. Ses séjours au lac de Côme, à Florence, Rome, Naples et Venise lui inspirent les Années de pèlerinage II et III. Cette fois, ce sont surtout les beaux-arts qui nourrissent son inspiration. Puis, en 1838, depuis Venise, en passant par Vienne, il vient en aide aux sinistrés des inondations du Danube à Budapest en donnant des concerts. La série des grands concerts internationaux et triomphaux démarre alors. Il les enchaîne pendant la célèbre Glanzperiode, de 1839 à 1847. La Glanzperiode peut se résumer à 100 000 kilomètres, 1 000 concerts en près de dix ans à travers l’Europe, de l’Irlande à la Russie, dans toutes sortes de lieux, des cours royales aux salles de village. Il triomphe partout : Grande-Bretagne, Pays-Bas, Belgique, France, Allemagne, Autriche, Portugal, Espagne, Hongrie, Roumanie, Russie. Il se produit même à Constantinople, aujourd’hui Istanbul, après sa rencontre, en 1847, avec Carolyne Sayn-Wittgenstein, princesse russo-polonaise qui le reçoit dans son domaine de Woronince, en Ukraine. Avec le voyage dans l’Empire ottoman, destination dont il rêvait depuis longtemps, il finalise sa carrière d’estrade. C’est encore une destination à la mode et, à l’instigation de Lamartine, son ami auquel il ne cesse de se référer, il se met sur les pas de son Voyage en Orient. « Je suis fatigué de l’Occident ; je voudrais respirer des parfums, me réchauffer au soleil, échanger la fumée du charbon de terre contre la douce fumée du narguilé. Bref, j’ai soif d’Orient ! » Cet Orient le fascine et il espère y revenir. Enfin, sa rencontre avec Carolyne Sayn-Wittgenstein change définitivement le cours de sa vie. Il souhaitait depuis longtemps arrêter son métier de concertiste, désirant « s’affranchir complètement de la servitude du public » pour se consacrer à la composition. Il va se sédentariser et s’installer à Weimar en 1847 comme Kapellmeister, où Carolyne le rejoint. En 1861, déçu par son expérience weimarienne, il rejoint Carolyne qui, maltraitée dans cette petite cour archiducale, avait déjà quitté Weimar pour Rome. En 1869, il commence sa vie trifurquée entre l’Italie, la Hongrie et l’Allemagne, sans compter ses nombreux déplacements dans les pays limitrophes comme la France, la Belgique, l’Angleterre ou le Luxembourg. De plus, lorsqu’il était sur place, il ne cessait de bouger. Ainsi, à partir de Weimar, qui fut l’un de ses principaux points d’attache, il parcourut toutes les villes de Thuringe dès qu’il y avait de la musique à faire ou à entendre. Rappelons qu’il était Kapellmeister du grand-duc de Saxe-Weimar-Eisenach ; à ce titre, il était « corvéable » sur tout le territoire, ce qui ne lui déplaisait pas. Ainsi se multiplièrent ses « excursions musicales » à Erfurt, aujourd’hui capitale de la Thuringe, Meiningen, Iéna, Gotha, Altenburg, Eisenach, Sondershausen. Et puis, au-delà de la Thuringe : Munich, Vienne, Berlin, Dresde, Leipzig, Mannheim, Karlsruhe, Marbourg, bref aux quatre coins de l’Allemagne et de l’Autriche. Quand on observe les périples accomplis au jour le jour, tels que Serge Gut les répertorie dans son livre Liszt, c’est hallucinant : comment trouvait-il le temps de composer ? Et la princesse Carolyne qui le traitait de fainéant ! N’oublions pas que la première voie ferrée reliant ces principales villes ne fut réalisée qu’en 1846. Liszt était aussi un grand marcheur mais l’invention du train fut pour lui un immense soulagement et un inestimable confort, même s’il voyageait en classe économique. Liszt, le citoyen du monde Liszt écrivait à Carolyne Sayn-Wittgenstein : « Pour moi, comme pour Humboldt, le patriotisme n’est qu’une forme très relative et tronquée du sentiment. En tant qu’artiste, j’ai peu de goût pour les cocardes, qui prêtent très aisément au cocasse et n’ont que faire dans les régions que nous hantons. » Dans cette citation, tout est dit. Tous ses voyages l’ont conduit à la transnationalité et, contrairement à Wagner, il ne fut jamais un nationaliste fondamentaliste, même s’il affirma, en vieillissant, son identité hongroise et son attachement à la Hongrie. "Tu es un enfant de l'Europe, tandis que moi, je suis un pur produit de la Germanie ", écrivit Wagner à Liszt en 1849. La fréquentation de tous les « grands » du XIXᵉ siècle, laïques et religieux, de toute l’intelligentsia de son époque, des artistes et des scientifiques, mais aussi des plus pauvres et des plus démunis, lui permit d’avoir une vision panoramique de la société et une réflexion profonde sur son temps. Il a nourri ainsi sa personnalité aux multiples facettes et enrichit son ouverture au monde. Liszt l’utopiste a toujours rêvé d’un monde meilleur, plus juste, sans racisme et sans frontières. « L’étroitesse d’esprit et le racisme n’étaient pas de son monde. » A écrit Peter Raabe. C’ était plus qu’ un voyageur cosmopolite, c’ était un citoyen du monde. Pour en savoir plus, Franz Liszt ou l'engagement d'un artiste européen avec Damien Ehrhardt, musicologue et maître de conférence Cliquez ici Sources, voir menu C onnaître Franz Liszt/bibliographie Et plus particulièrement : Malou Haine et Nicolas Dufetel, Franz Liszt, un saltimbanque en province, Editions Symétrie 2007 Serge Gut, Liszt , Editions de Fallois 1989 Actes du colloque International Franz Liszt, La Revue musicale , Paris, 1986 -Nationalisme et supra nationalisme chez Franz Liszt, Serge Gut Alexander von Humboldt 1796 - 1859 par Joseph Karl Stieler 1843 Alphonse de Lamartine en 1844, par Théodore Chassériau . Chemins de Fer Allemands 1835 Retour à l'engagement de Liszt Cliquez ici

  • Un enfant prodige (1819-1827) | Lola

    L'enfant prodige, les années d'apprentissage 1819 - 1827, lr nouveau Mozart C’est à Raiding, petit village de Hongrie, à 90 km de Vienne, près de l’actuelle frontière austro-hongroise, que naît Franz Liszt, dans la nuit du 21 au 22 octobre 1811. Son père, Adam , est intendant des domaines du prince Esterhazy. La famille Esterhazy était une grande famille princière bien connue des musiciens, puisque c’est à son service qu’avait été Joseph Haydn. Les domaines en question sont des bergeries qui comptent cinquante mille moutons et quatre cent chèvres ! Adam Liszt est un homme cultivé qui a deux passions : - la musique ; il joue en amateur de plusieurs instruments, il avait tenu le violoncelle dans l’orchestre du prince lorsqu’il était à la cour, - la religion, passion qu’il partage avec sa femme, Anna Lager. Il avait même été novice chez les franciscains dans sa jeunesse. Franz sera leur unique enfant. 1811, c’est l’année de la comète, une merveille astronomique, qui devenait de plus en plus spectaculaire à l’approche de la naissance de Franz, et les diseuses de bonne aventure du campement tzigane voisin prédiront la naissance d’un grand homme. Le petit Franz est de santé fragile, et ses parents craindront plusieurs fois de le perdre. C’est à l’âge de six ans qu’il révèle des dispositions exceptionnelles pour la musique, en reproduisant d’oreille des airs joués par son père. Émerveillé par son talent, Adam lui enseignera le piano, et aussi, ce qui est important pour la suite de sa carrière, l’harmonie, la composition, le déchiffrage à vue et l’improvisation, bref, la musique dans son ensemble. Et le petit garçon se taillera un joli succès auprès des notables locaux en improvisant sur des airs populaires. Adam se rend vite compte que le talent de son fils mérite une autre pointure pour son enseignement et il entreprend des démarches pour obtenir un congé afin de s’installer à Vienne. C’est ainsi que Franz quittera définitivement à dix ans son village natal. Il gardera de ces dix années à Raiding deux impressions fortes : - la religion : il aura été très impressionné par les services religieux auxquels ses parents l’ont emmené, - et les tziganes : il est fasciné par ces personnages mystérieux qui jouent une musique étrange. Il aura plus tard l’occasion de les retrouver. Voilà donc le petit Franz à Vienne. Il va étudier avec deux célébrités. Le piano avec … Carl Czerny ! En fait c’était un remarquable pédagogue, disciple et interprète de Beethoven, qu’il fera d’ailleurs connaître au petit Franz qui lui vouait une grande admiration (le portrait de Beethoven figurait en bonne place dans le salon de sa maison natale, et quand on lui demandait ce qu’il voudrait faire plus tard, il montrait le portrait de Beethoven en disant « comme lui »). De plus, Czerny était loin d’être une « vieille barbe » ! Il avait la trentaine et a été pour Franz comme un frère aîné. Il faut signaler aussi que, connaissant la situation financière de la famille Liszt qui n’était pas brillante, il a dispensé son enseignement gratuitement. L’autre célébrité avec laquelle Franz a étudié la composition, c’était Anton Salieri, celui dont une rumeur sans fondement, qui s’est propagée jusqu’à nos jours en inspirant la pièce « Amadeus » de Peter Shaffer et le film éponyme de Miloš Forman, avait fait l’empoisonneur de Mozart. Salieri non plus n’avait rien demandé pour son enseignement. Et c’est à l’âge de onze ans que Franz compose et publie sa première œuvre : « Variation sur une valse de Diabelli ». Le séjour à Vienne touche à sa fin, car Adam a de plus grandes ambitions pour son fils : aller à Paris pour qu’il y suive l’enseignement du Conservatoire qui représentait ce qu’il y avait de mieux en Europe. Avant de partir, le petit Franz donne un dernier concert triomphal à Vienne ; on y remarque, au premier rang, un personnage célèbre, qui s’était fait beaucoup prier pour venir, car il détestait les enfants prodiges. C’est Beethoven lui-même, qui, à la fin du concert, monte sur scène, embrasse l’enfant au front en lui disant : « Va, tu es un heureux et tu rendras heureux d’autres hommes. Il n’y a rien de mieux, de plus beau ». Cette belle scène du « Weihekuss », le « baiser de consécration » de Beethoven, immortalisée par une lithographie, a toutes les chances d’être une légende ! La seule chose dont on est certain, c’est qu’une rencontre a bien eu lieu, mais au domicile de Beethoven. Nous voici donc en 1823. Adam prend une décision radicale : il démissionne définitivement de sa charge d’intendant. Cela signifie que les seules ressources de la famille viendront des dix doigts de son fils qui a douze ans ! Et les voilà en route pour Paris, munis de lettres de recommandations des plus hautes autorités de l’Empire. Voyage triomphal : Salzburg, Munich, Augsburg, Stuttgart, Strasbourg, Metz et Paris. Dans chaque ville, Franz donne un concert triomphal. La rumeur s’étend comme une traînée de poudre : on parle de « Mozart ressuscité » (à peu de choses près, il suit le parcours du jeune Mozart lors de son premier voyage à Paris), on le compare aux plus grands pianistes du moment. Arrivé à Paris, dès le lendemain, ils sont reçus par le directeur du Conservatoire qui, inflexible, refuse l’inscription de Franz : le règlement interdit l’accès des élèves étrangers aux classes de piano. Le coup est rude : tout ce voyage pour rien ! Ironie de l’histoire : ce directeur, si à cheval sur le règlement à l’égard des étrangers, était lui-même italien : il s’appelait Lugi Cherubini ! On se rabattra donc sur des professeurs privés, mais uniquement pour la composition : Franz ne prendra plus de cours de piano. celui qu'on a qualifié de plus grand pianiste virtuose de tous les temps aura terminé sa formation à douze ans, et n’aura eu que deux professeurs : son père et Czerny avec lequel il sera resté moins de deux ans. Les lettres de recommandation aidant, il est vite connu et adopté par les milieux aristocratiques qui s’arrachent le « petit Litz » (on écorche encore son nom ainsi de nos jours, au lieu de le prononcer correctement « liste »). Il joue devant le duc d’Orléans, le futur Louis-Philippe, devant la duchesse de Berry. Très vite, il commence à donner des leçons aux jeunes filles dans les milieux chics ! À treize ans, il achève un opéra qui sera représenté à l’Opéra de Paris, avec un succès mitigé, Don Sanche. Et surtout il entreprend des tournées, soutenu par le facteur de pianos Érard. Celui-ci avait introduit un perfectionnement décisif dans la mécanique du piano, et la virtuosité du jeune Liszt était le meilleur faire-valoir pour son invention. Après le marketing, voici le sponsoring ! Donc Franz entreprend plusieurs tournées dans le sud de la France, en Suisse, en Angleterre. Une telle vie n’est pas sans conséquences sur le psychisme d’un adolescent : c’est ainsi qu’il manifestera l’intention d’arrêter la musique et… de se faire prêtre ! Son père l’en dissuadera : « Tu appartiens à l’Art, pas à l’Église » ! Ces années d’apprentissage prendront fin en 1827 par le premier drame de sa vie : alors qu’il se repose d’une tournée fatigante en Angleterre avec son père à Boulogne sur Mer , celui-ci tombe brusquement malade et meurt en quelques jours. Et au deuil s’ajoute une déception sentimentale. Depuis quelque temps déjà, Franz donnait des leçons de piano à une jeune fille de la meilleure société, Caroline de Saint-Cricq, fille d’un ministre de Charles X. Les deux jeunes gens ont le même âge, les mêmes goûts, et les leçons de piano se terminent par des discussions exaltées. La mère de la jeune fille voit d’un assez bon œil cette idylle, mais elle est très malade, et quand elle décède, le père se charge très vite de convoquer le jeune saltimbanque et de lui montrer où est sa vraie place : à la porte ! Puis il mariera sa fille à un homme de son milieu, le comte d’Artigaux. À la déception sentimentale s’ajoutera ainsi une humiliation sociale qui marquera Franz durablement. Il va alors tomber dans une profonde dépression qui durera plus de deux ans. Il se retire quasiment de la scène, à tel point qu’un journal le donnera pour mort ; il songe de nouveau à se faire prêtre ; et il pense même à se laisser mourir de faim en se laissant enfermer dans le cimetière de Montmartre ! Va-t-il rebondir, et comment ? Paul Hubert des Mesnards Extraits de Franz Liszt L'artiste Roi Collection Les Portraits Musicaux - Les éditions Marinières La maison de naissance de Liszt à Raiding Le jeune Franz Liszt Adam Liszt Carl Czerny Lugi Cherubini La tombe d'Adam Liszt à Boulogne sur Mer La Sté des Bains de mer où, Liszt jeune, se produisit en concert RETOUR A LA BIOGRAPHIE Cliquez ici

  • Cosima désherite sa fille | Lola

    Comment Cosima Liszt Wagner, déshérita sa fille Isolde Franz Liszt appelait sa fille « ma terrible fille ». Elle le fut, peut-être, jusqu’ à déshériter sa propre fille Isolde, la première qu’elle eut avec Richard Wagner tout en étant encore mariée et vivant avec son premier mari Hans von Bülow qui reconnut Isolde, prêt à tout pardonner à Cosima ? Isolde eut la fâcheuse idée d’épouser un chef d’orchestre suisse Franz Beidler qui risquait de faire de l’ombre à Siegfried, le dernier rejeton que Cosima eut avec Wagner et l’unique de sexe masculin de ses cinq enfants *. C’est donc à ce dernier, Siegfried qu’il incombait d’assurer une « digne » descendance d’autant qu’il a choisi de travailler dans le même secteur que papa, la musique et qu’il se piquait d’être chef d’orchestre comme Franz Beidler, mari d’Isolde. Il y en avait un de trop, ce fut Franz qui fut chassé de Bayreuth par sa belle-mère Cosima. En 1909, Isolde très fâchée, intenta un procès à sa mère pour être reconnue fille biologique de Wagner, ce qu’elle était, et avoir sa part d’héritage. Hélas Hans von Bülow l’ayant déclarée comme sa fille, elle fut déboutée. Cette affaire poussa enfin Siegfried toujours célibataire à 46 ans à se marier et à avoir des enfants. Ouf la descendance est assurée mais plus jamais on osa évoquer le nom d’Isolde sur la colline. A lire Cosima Wagner, la maitresse de la colline par Oliver Hilmes, Editions Perrin (2012) *Pour mémoire, les deux premiers dont le père est Hans von Bülow, Daniela 1860/1940 et Blandine 1863/1941 et les trois derniers dont le père est Richard Wagner, Isolde 1865/1919, Eva 1867/1942 et Siegfried 1869/1930, seul garçon. Retour à Liszt intime Cliquez ici

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  • Paul-Hubert des Mesnards | Lola

    Paul Hubert des Mesnards Dans les pas de Liszt et les "Portraits musicaux" "Fréquence protestante 100.7 FM" Paul-Hubert des Mesnards commence l’étude du piano à 11 ans. Il reçoit une solide formation musicale à l’Académie Marguerite Long, sous la conduite de Madame Carmen Taccon – Dévenat (qui a formé depuis l’un des plus remarquables pianistes français, Alexandre Tharaud ). Il est lauréat de plusieurs concours (Royaume de la musique, UFAM, Léopold Bellan) ; il joue Rhapsody in Blue de Gershwin avec l’Orchestre Philarmonique d’Île-de-France. Sa formation se termine avec un prix d’excellence des Conservatoires de la Ville de Paris. À l’heure du choix, ce ne sera pas le Conservatoire National Supérieur de Musique, mais une formation d’ingénieur (École Supérieure d’Électricité) et de management (SUPELEC) , puis une carrière de consultant d’entreprise dans les domaines de la créativité et de l’innovation, dans lesquels il acquiert une expertise reconnue. Mais, parallèlement, la passion du piano l’habite toujours, et il se perfectionne auprès du Maître polonais Marian Rybicki et de la pianiste géorgienne Ethery Djakéli. Il reçoit aussi les conseils de France Clidat, Gabriela Torma, Irakli Avaliani, Colette Fernier, Bernard Maclain, Maciej Pikulski, Ephraïm Laor, Eric Heidsieck. Il joue plusieurs fois à France Musique dans l’émission « À vous de jouer ». Grand amateur de musique de chambre, il se produit en duo violoncelle et piano et à deux pianos. Depuis 2009, il est retraité, mais poursuit son activité professionnelle en indépendant jusqu’en 2019. Le temps ainsi dégagé lui permet de se consacrer davantage à l’élaboration et à la réalisation de ses « Portraits Musicaux » , dans lesquels il présente la vie et l’œuvre d’un compositeur de musique de piano : Mozart, Beethoven, Chopin, Liszt et Brahms guidé par Chantal Stigliani et Braz Velloso. Il a créé un festival de musique au Chambon-sur-Lignon, en Haute-Loire, dont il a été le directeur artistique jusqu’en 2019. Il anime régulièrement des chroniques musicales sur "Fréquence Protestante 100.7 FM" , « les "Promenades Musicales ». Il a créé une maison d’édition « les Éditions Marinières » pour publier le texte de ses portraits musicaux. Tout savoir sur les portraits musicaux Cliquer ici Site internet de Paul-Hubert des Mesnards "Des mots et des notes" Cliquez ici Site de Fréquence protestante 100.7FM Cliquer ici Paul-Hubert des Mesnards est un partenaire privilégié dans le développement de notre base de connaissance. En effet, la rubrique qui concerne la biographie de Franz Liszt est issue de son recueil Franz Liszt l'Artiste Roi - Les Editions Marinières servant de base au portrait musical qu'il réalise sur Liszt entrecoupé de moments musicaux choisis qu'il effectue au piano. Au titre de son implication dans la radio Fréquence protestante 100.7 FM, il a créé en partenariat avec l'association "Sur les pas de Liszt" et en collaboration étroite avec son épouse Catherine Gras, également productrice d'une émission sur cette radio, une émission mensuelle, podcastée, intitulée "Dans les pas de Liszt" dont la finalité est d'interviewer des personnalités du monde de la musique; artistes, auteurs, créateurs de festivals ... sur leur perception de l'œuvre de Franz Liszt. Sur Fréquence protestante "Dans les pas de Liszt" Cliquez ici Vous retrouverez en podcast sur le site de Fréquence protestante les interventions des personnalités suivantes ; Alain Rechner Cliquez ici Françoise Quédeville Marmey Cliquez ici, Paul-Hubert des Mesnards Cliquez ici Nicolas Stavy Cliquez ici Charles Tobermann Cliquez ici Gilles Nicolas, Cliquez ici Nicolas HORVATH, Cliquez ici Tristan PFAFF, Cliquez ici Catherine JOLY , Cliquez ici Pierre Réach, Delphine Co, Théo Fourchenneret .. et bien d'autres ! Paul-Hubert des Mesnards Paul-Hubert des Mesnards Catherine Gras et Alain Rechner Françoise Quédeville Marmey Retour à la biographie Cliquez ici

  • Liszt et le Danube | Lola

    Tout savoir sur Liszt et le Danube Les voyages de l'association "Sur les pas de Liszt" sur les rives du Danube TEXTE A REVOIR Il y a eu tant de bons moments au cours de cette croisière lisztienne sur le Danube, tant de moments magiques sublimés par les 170 croisiéristes choristes, pianistes, mélomanes embarqués, qu’il est difficile d’en faire un résumé. Nous allons donc nous limiter pour ce site à quelques évocations purement lisztiennes de notre parcours, mais avant remercions les Listomanias International et en particulier Alain Rechner qui nous a donné la chance du 24 juin au 1er juillet dernier de passer des moments inoubliables en compagnie de Liszt bien sûr mais aussi de Beethoven, Schubert, Bartock, Offenbach et de tant d’autres. C’était un voyage de plus, organisé à la perfection par LI qui chaque année nous permet de découvrir Liszt dans de nouveaux environnements et de mieux comprendre ce compositeur virtuose. Raiding / Doborjan Lieu de naissance de Liszt le 22 octobre 1811. Ce petit village hongrois qui faisait jadis partie de l’Empire austro-hongrois sous le nom de « Doborjan » est aujourd’hui appelé « Raiding » et se situe en Autriche. Sous un soleil éclatant, nous avons visité la maison, bien restaurée convertie en lieu de souvenir. Nous avons essayé d'oublier le nouvel auditorium qui le jouxte et où chaque année a lieu le « Liszt Festival Raiding » pour ne voir que la petite église à quelques pas et le ru qui passe au fond du jardin et imaginer le petit Franciscus attentif aux leçons de musique de son père. Au retour, nous avons pu apercevoir au loin le Château des Esterhazy à Eisenstadt, employeurs d'Adam Liszt, le père nommé Intendant des Bergeries qui s'était fait tant d'amis parmi les musiciens de la cour. Szekszard Petite ville située au sud-ouest de la Hongrie à 140 km de Budapest le long du Danube. En 1838, Liszt a 27 ans et va revenir en Hongrie pour la première fois depuis son départ. Les grandes inondations du Danube qui ont dévasté Budapest l’incite à quitter Marie d’Agoult pour quelques concerts d’ entraide. Il y reçoit un accueil extraordinaire et il rencontre le Baron Antal Augusz ami indéfectible qui lui remettra le fameux sabre. A chaque fois que Liszt reviendra en Hongrie il sera reçu par Antal et souvent hébergé dans la propriété de ce dernier à Szekszard où plusieurs fêtes seront données en l’honneur de Liszt qui tentera d’en faire un petit « Altenburg ». Tous les musiciens, peintres, sculpteurs passaient pour le rencontrer. Même Olga Janina qui tenta de le tuer parce qu’il refusait ses avances. En 1871 Liszt y effectua un exode de 8 mois en raison de la guerre franco-prussienne. Lorsqu’ Antal décède, en 1878, Liszt dira « Nous ne faisions qu’une âme ». Nous avons visité la demeure d'Antal aujourd'hui école de musique Franz Liszt. Une statue du compositeur est à découvrir entre les branches du petit parc qui jouxte le bâtiment. Puis nous sommes allés voir le Palais du Gouvernement Provincial ancienne préfecture sur les ruines d'une Abbaye qui comprend un petit musée avec une pièce consacrée à Liszt où trônait un des ses pianos Chickering. Dans la grande salle de conseil nous avons pu écouter avec grand plaisir l’une des croisiéristes pianiste, Catherine Joly jouer "sospiro". Estergom Estergom fut la capitale de la Hongrie du X au XIIIème siècle. Sa cathédrale est la plus grande de Hongrie mais également la plus grande basilique d’Europe centrale. Sa construction a été lancée en 1820. Située au bord du Danube et au sein de l’Empire des Habsbourg, son inauguration a été honorée en 1858 par la présence de l’Empereur François Joseph, Liszt y dirigea pour la première fois sa célèbre messe d’Estergom encore appelée « Estergomi Misse » ou « Messe de Gran » ou encore « Missa Solemnis ». Elle fera dire à Liszt « J’ai plus prié cette messe que je ne l’ai composée ». Nous avons tous été touchés d’y entendre sous la direction de Gabriella Boda le « Salve Regina » de Liszt chanté magnifiquement par les choristes de la croisière. Budapest Les séjours de Liszt à Budapest furent nombreux notamment au cours de sa vie trifurquée. A chaque inondation grave du Danube, il y reviendra pour donner des concerts d’entraide, fêté et reconnu comme un héros national. Retenons deux lieux essentiels parmi ceux que nous avons visités. Eglise Saint Mathias Il y fut joué la "Messe hongroise du Couronnement " que Liszt composa pour l’Empereur François Joseph, couronné Roi de Hongrie. Liszt très controversé à l’époque en raison de son soutien aux patriotes hongrois n’eut pas la chance de diriger son œuvre et ne reçut même pas d’invitation officielle. Il fut néanmoins ovationné selon Alan Walker, biographe de Liszt, presqu'autant que l'Empereur et s'en retourna à son domicile, les appartements de l’Eglise paroissiale de Pest, à pied après avoir franchi le fameux pont des Chaines. Rien n'ayant beaucoup changé, il était si facile de l'imaginer. Réconciliation fut faite peu après avec l’Empereur François Joseph qui le décora. Liszt Memorial Museum Construit en 1881, ce bâtiment appelé "Vieille Académie de musique" , accueille le mémorial et le centre de recherche Franz Liszt. C'est une composante de l’Académie de musique de Budapest (aussi nommée Université de Musique Franz Liszt). Liszt y a vécu au premier étage de 1881 à 1886 année de sa mort à Bayreuth, dans un appartement qui a été reconstitué en 1986 et qui accueille le musée Franz Liszt de Budapest. Sans doute l'endroit le plus émouvant en raison de la présence de Liszt que l'on sentait dans chaque pièce où étaient disposés tant de souvenirs qui l'ont accompagné de son vivant, des tableaux dont des dessins de Gustave Doré, des portraits, des tapisseries de la princesse Carolyne, des bustes de Beethoven, Schubert et Weber, des meubles et surtout plusieurs instruments de musique, harmonium, harmonica en verre, pianos orgues, un Bôsendorfer et deux grands pianos Chickering dont un spécialement fabriqué pour Liszt sur lequel Nicolas Stavy a joué avec émotion quelques mesures de la consolation n°3. Bratislava Presbourg ou Pozsony du temps de Liszt. Dans cette ville le souvenir de Liszt est à chaque coin de rue omniprésent. En grande pompe avec une statue sur le fronton de l’opéra aux côtés de Mozart, Beethoven… ou plus modestement par un buste ou une plaque commémorative dans la ville ou même par quelques affiches taguées. Cette croisière nous a permis beaucoup d’autres visites très enrichissantes, Melk, Dürnstein et des rencontres inoubliables avec les croisiéristes ; Pierre Reach, Nicolas Stavy, Nicolas Dufetel avec une arrivée magistrale en bateau sur la basilique d'Estergom lors d'une de ses conférence évoquant le lieu, Katalin Vâmosi, Yanis et Marouan Benabdallah et surtout Gabriella Boda qui de main de maître a dirigé nos chanteurs venus des quatre coins du monde ; 14 nationalités représentées. Nous attendons avec impatience la prochaine croisière sur le Rhin, toujours à la rencontre de Liszt et surtout de Beethoven en cette année 2020, année anniversaire de sa naissance.

  • Introduction | Lola

    L'engagement Engagement religieux Comme beaucoup de ses contemporains, Janka Wohl, femme de lettres et amie de Franz Liszt, demeure frappée par ce qu' on appelle sa « foi du charbonnier ». Après la mort de Liszt, elle écrivit : « La philosophie allemande n'avait pas non plus de secrets pour Liszt, et je n'ai jamais pu comprendre comment le même cerveau pouvait être en si bons rapports avec tous les grands athées, déguster leurs argumentations en connaisseur et en gourmet, et avoir en même temps une foi aussi vive, aussi naïve, aussi profonde, la foi de quelque jeune villageoise qui ne sait pas lire. » Une trentaine d'années plus tôt, Liszt avait déjà donné sa réponse dans une lettre de 1855 adressée â à la princesse Carolyne : « S'il était constaté que toutes les preuves métaphysiques à l'appui de l'existence de Dieu sont réduites à néant par les arguments de la philosophie, il en resterait toujours une absolument invincible : l'affirmation de Dieu par nos gémissements, le besoin que nous avons de lui, l'aspiration de nos âmes vers son amour. Cela me suffit, et je n'en demande pas davantage pour rester croyant jusqu'au dernier souffle de ma vie. » Pour en savoir plus Cliquez ici Humaniste et humanitaire Sa fille aînée Blandine nous confirme cela avec ce touchant portrait écrit en mai 1958 « Mon père non seulement a la beauté, le génie, l’ esprit, mais il a une bonté qui a elle seule est plus grande que tous ses autres dons réunis. Il a un cœur immense, il ne peut souffrir le mal autour de lui, et par son charme il pallie toutes les blessures, et par sa charité il enlève toute les misères - jamais une pensée mesquine égoïste n’ entre dans son cerveau, et il faut l’ avoir vu pour le comprendre. » Blandine Ollivier mai 1858 Pour en savoir plus Cliquez ici Engagement politique Au fond, Liszt fut un politique au sens premier du terme : un homme de conciliation et de diplomatie. Diplomate, c’ était d'ailleurs un métier qu'il aurait volontiers exercé s'il n'était devenu musicien. En définitive, si Liszt paraît parfois versatile dans ses engagements, il n'est ni un révolutionnaire, ni un réactionnaire. Il incarne une troisième voie : celle de la culture, de la morale et de la foi, destinée à prévenir la violence des conflits, convaincu que la transformation du monde passe d'abord par l'élévation spirituelle et culturelle. Pour en savoir plus Cliquez ici Citoyen du monde Liszt à Carolyne Sayn-Wittgenstein « Pour moi, comme pour Humboldt, le patriotisme n’est qu’une forme très relative et tronquée du sentiment. En tant qu’artiste, j’ai peu de goût pour les cocardes, qui prêtent très aisément au cocasse et n’ont que faire dans les régions que nous hantons. » Liszt l’utopiste a toujours rêvé d’un monde meilleur, plus juste, sans racisme et sans frontières. « L’étroitesse d’esprit et le racisme n’étaient pas de son monde. » a écrit Peter Raabe. C’ était plus qu’ un voyageur cosmopolite, c’ était un citoyen du monde. Pour en savoir plus Cliquez ici Retour à la page d'accueil Cliquer ici

  • L'oeuvre | Lola

    L’ œuvre musicale de Franz Liszt Une oeuvre musicale immense ! L'œuvre de Franz Liszt est immense. Elle accompagne presque tout le XIXe siècle musical et ne se limite nullement au piano virtuose auquel son nom reste souvent associé. Liszt a composé pour le piano, l'orchestre, l'orgue, la voix et le chœur ; il a écrit des concertos, des symphonies, des poèmes symphoniques, des œuvres religieuses et de la musique de chambre. Il a également consacré une part importante de son activité à la transcription et à la transformation des œuvres d'autres compositeurs. La complexité de son catalogue tient aussi à sa manière de travailler. Liszt revenait fréquemment sur ses compositions, parfois plusieurs décennies après leur première rédaction. Une même œuvre peut donc exister sous plusieurs versions et pour différents effectifs. Cet inventaire n'a pas pour ambition de reproduire le catalogue complet de Liszt. Il propose plutôt un parcours raisonné permettant de découvrir ses œuvres les plus importantes et de s'aventurer progressivement vers les pages moins connues. Une première compilation chronologique des œuvres de Liszt fut effectuée par Peter Raabe (1872-1945) et publiée en 1931. Plus tard, Humphrey Searle (1915-1982), musicologue anglais, classa près d’un millier d’œuvres. Il utilisa la lettre « S », initiale de son nom, comme préfixe de numérotation. Il répartit les partitions par genres en deux volumes, de S1 à S530, puis de S531 à S999, en respectant, autant que cela lui fut possible, l’ordre chronologique. Quant à l’élaboration du catalogue numérique des œuvres de Liszt, elle a débuté en avril 2022 et devrait durer une douzaine d’années. Financée par la Fondation allemande pour la recherche, elle coûtera 1,2 million d’euros. L’ élaboration du catalogue numérique des œuvres de Liszt a démarré en avril 2022 et est prévu pour durer une douzaine d’ années. Financé par la Fondation allemande pour la recherche , il coûtera 1, 2 millions d’ euros. « Franz Liszt est le seul compositeur éminent du 19eme siècle , pour lequel il n’ existe à ce jour aucun catalogue complet des sources et des œuvres. Cela s’ explique peut-être par le fait que la création lisztienne résiste particulièrement bien à une définition fixe de l’ œuvre. Adaptations et remaniements, nouvelles créations, variantes d’ exécution, inspirations littéraires changeantes , peu de catalogues de compositeurs romantiques sont aussi bigarrés, colorés et mouvants que celui de Liszt » explique Dr. Christiane Wiesenfeldt, directrice du projet. Le portail numérique Liszt devra refléter cette complexité Digitales Liszt Quellen-und Werkverzeichnis sera élaboré en commun sur les 3 sites du projet, à savoir Heidelberg , Dresde et Weimar avec notamment le Musée des Archives Goethe Schiller qui comporte également celles de Franz Liszt Nous avons tenté de dresser un inventaire des oeuvres de Franz Liszt en tenant compte de la classification d'Humphrey Searle et nous avons établi les catégories suivantes dans lesquelles vous retrouverez vos oeuvres préférées Les oeuvres originales pour piano seul Cliquez ici Les oeuvres pour piano et orchestre Cliquez ici Les oeuvres pour orchestre Cliquez ici La musique de chambre et orgue Cliquez ici La musique vocale sacrée et religieuse Cliquez ici La musique chorale, les mélodies et opéras Cliquez ici Comment utiliser cet inventaire ? Pour une première découverte de Liszt, commencer par les œuvres marquées ★ permet de parcourir ses principaux univers : piano virtuose et poétique, musique symphonique, musique religieuse, transcription et Lied. Les œuvres ● permettent ensuite de dépasser l'image traditionnelle du virtuose romantique et de découvrir notamment le Liszt spirituel, expérimental et visionnaire. Les œuvres ○ conduisent enfin vers un autre Liszt : celui des premières versions, des œuvres rares et surtout des dernières années, dont certaines audaces annoncent étonnamment la musique du XXe siècle. Leslie Howard Humphrey Searle Dr. Christiane Wiesenfeldt, Professeure à l'Université d'Heidelberg oeuvres pour piano Leslie Howard, intégrale Liszt 99 CD

  • Introduction | Lola

    CONNAITRE LISZT Bibliographie Nous avons sélectionné pour vous 70 ouvrages dans l'immensité des publications qui ont été réalisées sur Franz Liszt. Ces ouvrages ont servi à constituer ce site de vulgarisation et sont accessibles chez différents éditeurs que vous retrouverez facilement sur le Web. Pour faciliter votre accès à la "matière" lisztienne nous avons mis en oeuvre une classification : une selection d'ouvrages pour une première découverte, des ouvrages de référence, les correspondances de Franz Liszt, les oeuvres littéraires de Franz Liszt et tous les autres ouvrages qui ont été écrits à son sujet. Pour en savoir plus Cliquez ici Sur le Web Internet est aujourd'hui une formidable porte d'entrée dans l'univers de Franz Liszt. Émissions de radio, podcasts, documentaires, concerts, guides d'écoute, partitions, manuscrits et correspondances permettent de découvrir Liszt de multiples façons — et le plus souvent gratuitement. Cette sélection privilégie des ressources accessibles et de qualité pour tout niveau, susceptibles de donner envie de découvrir Liszt ou d'approfondir sa connaissance. Pour en savoir plus Cliquez ici Musées lisztiens Grand voyageur et Européen avant l'heure, Franz Liszt a partagé sa vie entre de nombreux pays. De Raiding, où il naquit en 1811, à Bayreuth, où il mourut en 1886, ses traces sont aujourd'hui dispersées à travers l'Europe et bien au-delà. Plusieurs maisons dans lesquelles il a vécu sont devenues des musées. Ailleurs, bibliothèques, archives et institutions musicales conservent ses manuscrits, sa correspondance, ses partitions, ses instruments, ses objets personnels et une abondante documentation. Pour en savoir plus Cliquez ici Festivals Près d'un siècle et demi après sa disparition, Franz Liszt continue de réunir musiciens, musicologues et mélomanes à travers le monde. De son village natal de Raiding à Budapest, de Weimar à Châteauroux, de l'Italie aux États-Unis, festivals, rencontres, académies et concours entretiennent la présence de son œuvre et permettent de la redécouvrir sous des éclairages toujours renouvelés. Pour en savoir plus Cliquez ici Concours La musique pour piano de Franz Liszt demeure, près d'un siècle et demi après sa mort, l'un des grands défis proposés aux pianistes. Mais jouer Liszt ne consiste pas seulement à faire preuve de virtuosité. Derrière les difficultés techniques parfois redoutables se trouvent une extraordinaire diversité de styles, une connaissance profonde de la littérature et des arts, une recherche permanente de nouvelles sonorités et une conception presque orchestrale du piano. Il n'est donc pas étonnant que plusieurs concours internationaux aient choisi Franz Liszt comme figure tutélaire. Pour en savoir plus Cliquez ici Sociétés et associations L'œuvre et la personnalité de Franz Liszt ont suscité dans de nombreux pays la création de sociétés et d'associations qui contribuent à faire vivre son héritage. Leurs activités sont multiples : concerts, festivals, conférences, publications, concours, actions pédagogiques, recherches musicologiques, rencontres entre interprètes et mélomanes ou encore préservation des lieux et documents liés au compositeur. Pour en savoir plus Cliquez ici Iconographie Réalisées à l'attention des lisztiens plusieurs vidéos qui circulent à présent sur les réseaux sociaux et qui font appel aux technologies du morphing. Pour en savoir plus Cliquez ici

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